Le mourant est dans la situation d'un homme qui sort de chez soi sans la clé et ne peut plus rentrer parce que la porte fermée ne s'ouvre que du dedans: la sortie seule est permise... à vos risques et périls!
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La mort! Cet objet, hélas! si bien connu, et pourtant si inconnu, et par conséquent si méconnu, n'est-il pas le méconnaissable par excellence?
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À lire aussi de Vladimir Jankélévitch
Du moment que quelqu'un est né, a vécu, il en restera toujours quelque chose, même si on ne peut dire quoi.
La mort est une maladie des bien portants et des malades. Quand on n'est pas malade, on est encore quelqu'un qui doit mourir.
Trop de lucidité dessèche; en sorte qu'une conscience délicate ne va jamais sans quelque aveuglement, sans l'ingénuité du coeur et la crédulité de l'esprit. C'est cette conscience que l'ironie des esprits forts impitoyablement pourchasse et neutralise.
La mort n'est pas un grand voyage, elle n'est pas semblable au sommeil. Elle n'est pas une maladie. C'est la maladie des maladies.
Dans la même œuvre
La gaffe est l'administration massive, intempestive et inopportune de ces vérités qu'une posologie civilisée dose en général goutte par goutte.
On peut me remplacer dans telle ou telle fonction particulière... mais non en tant qu'homme.
Un mois de mai viendra peut-être où... les hommes se demanderont: comment ai-je pu avoir si peur?
On peut déclamer sa maladie ou réciter la mort des autres, mais sa mort propre, on la meurt toujours avec naturel.
Ne manquez pas votre unique matinée de printemps.